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 +====== Carlos López-Beltrán,​ Les haereditarii morbi au début de l’Époque moderne ====== 
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 +Selon P. Laín Entralgo, l’ancienne conception mythique de maladies qui se perpétuent par un dessein insondable dans certaines familles reçoit une interprétation physiologique dans le corpus hippocratique,​ avec la notion des maladies de famille (//katà génos//) ou maladies congénitales (//​syngenés//​). Comme le montre M. van der Lugt, la notion contemporaine des maladies héréditaires dérive très vraisemblablement de traductions latines médiévales de traités arabes, surtout le //Canon// d’Avicenne. Au Moyen Âge, la notion de maladie héréditaire devient plus sophistiquée,​ bien au-delà d’une simple référence au caractère familial. Les médecins médiévaux proposent des distinctions et critères que les premiers siècles de l’Époque moderne reprennent et élaborent davantage. À partir de la dernière décennie du XVIe siècle, le nombre de traités sur les maladies héréditaires augmente considérablement et plusieurs médecins européens s’adonnent à la tâche de définir, dans le cadre des débats sur la physiologie hippocratique solide-humorale,​ les caractéristiques des maladies véritablement héréditaires,​ c’est-à-dire transmises des parents aux enfants à travers la reproduction. Cet article examine et analyse ces évolutions qui sont à l’origine de notre concept actuel de l’hérédité biologique. 
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